terça-feira, setembro 25, 2007

Léo Ferré - La Solitude



Je suis d'un autre pays que le votre, d'un autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse.
Je ne suis plus de chez vous, j'attends des mutants.
Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure.
Il est de toute première instance que nous faconnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis pret à vous procurer les moules.
Mais, la solitude.
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis.
Ils ont été coulés demain matin.
Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée,
il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour.
Et la solitude.
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues,
soient aussi imperturbables que les feux d'arret ou de voie libre.
Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau.
Et pourtant la solitude.
Le désespoir est une forme supérieure de la critique.
Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur",
les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience.
Mais la solitude.
Le Code civil nous en parlerons plus tard.
Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable.
Je voudrais mesurer vos danaides démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit,
le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
La lucidité se tient dans mon froc...

Desligar o som do blog no lado direito, por favor.

18 comentários:

Opintas/Bernardo Kolbl disse...

Um grande abraço Wind. Força!!!

Mocho Falante disse...

Não conhecia Wind....é linnnndo

Não sei se é por hoje estar mais sensível mas a coisa bateu-me com força

Obrigado por este momento

beijocas

Special K disse...

E é triste a solidão mas esta música é lindaaa! Um beijinho grande.

Gi disse...

Muito belo . A beleza das coisas tristes. Belas , mesmo assim

Um beijinho grande

Opintas/Bernardo Kolbl disse...

Bom dia Wind e um abraço.

Paula Raposo disse...

Magnífico!!! Beijos.

MariaTuché disse...

Querida Wind, se puderes passa lá no Me :)

Beijoooooooooo

Nilson Barcelli disse...

Aos anos que eu não ouvia isto...
Soube-me bem ouvir de novo.
Beijinhos.

Belzebu disse...

Lindoooo! Já não me lembrava de ouvir isto e hoje tive a oportunidade de ler com mais atenção a letra, que é excelente!

Aquele abraço infernal!

Su disse...

adorei reler....ouvir


merci

jocas maradas

Hindy disse...

Beijinho hindyado

Fatyly disse...

Boa escolha e obrigado por este momento.

Um abraço apertado

Mocho Falante disse...

Passei para dar uma beijoca

andorinha disse...

Sublime! Adoro esta canção.
Obrigada por a trazeres aqui:)
Beijos

António disse...

Querida Isabel!
Mais uma série de bons poemas que escolheste para a tua colectânea.
Este tema do Ferré é velhinho mas sempre lindo.

Beijinhos

peciscas disse...

Tenho em casa e ouço de vez em quando este imortal Ferré!

Alien8 disse...

Wind,

Em cheio. Um dos meus imprescindíveis.

Uma das minhas músicas inesquecíveis.

Bom fim de semana.

Um beijo.

Opintas/Bernardo Kolbl disse...

Bom fim de semana e um abraço.